Date de première parution: juillet 2011.
|
Le Perthus, célébrissime ! Internationalement connu ! La grosse mégalopole transfrontalière aux millions d’habitants… Heu… là j’exagère... Oui Le Perthus c’est bien connu, surtout pour tous les magasins détaxés : clopes, alcools, viandes, fromages et petites motos miniatures interdites en France. Alors dès qu’il fait mauvais temps, c’est la destination de tout un tas de gens qui ont la même idée lumineuse au même moment, et Le Perthus se retrouve invariablement au centre d’interminables bouchons. Il y a même un groupe de musiciens rigolos locaux qui célèbrent ce comportement typiquement local, la ville du Perthus, et la route qui y mène, je veux parler de « Al Chemist » (vidéo sur Youtube).
Ceci dit, nous on n’ira pas là bas car franchement, plus touristique après le clocher de Collioure ? Tu meurs!
Nous autres, hommes de science tant que d'action, durcis aux plus rudes épreuves depuis bien longtemps, et toujours en quête de ce rare « confidentiel » qui ne se laisse photographier qu’au prix de harassants efforts, nous irons plutôt nous perdre dans les forêts des Albères, par ci par là au gré de notre intuition indéfectible, depuis ces pistes mystérieuses et intrigantes qui partent du Perthus pour s’enfoncer dans la végétation, qui telle une muraille garde jalousement ses secrets, et que nous allons néanmoins percer avec cet œil aiguisé du fin limier, cet œil qui tel l’outil du chirurgien sonde au plus profond des Pyrénées Orientales l’organe sain et vaillant, car ne l’oublions pas, et c’est bien d’ailleurs La Règle Numéro Un, n’oublions pas que rien ni personne ne doit en ces circonstances entamer notre enthousiasme dur comme un roc et que s’il est bien une chose d’entendue, c’est qu’il ne faudra surtout pas s’affoler en aucun cas, et ce quels que soient les multiples dangers qui sournoisement nous guetteront dans les méandres de cette jungle sauvage et inhumaine, où nous affronterons toute sorte d’immondes spécimens hostiles, tant végétaux qu’animaux, depuis les « Roncus piquantus » aux « Arachnédiem Denti Venenixorum », si dangereuses que leur nom est resté gravé dans toutes les encyclopédies y compris manuscrites les plus rares et les plus chères que ces honorables hommes de science (dont nous faisons partie) compulsent parfois sur les pupitres usés des bibliothèques les plus célèbres depuis la nuit des temps où les premiers papyrus ont vu le jour.
Punaise ! Vous avez lu ça ? DEUX CENT–CINQUANTE SEPT MOTS DANS LA MÊME PHRASE ! Quel style, quelle richesse, quelle élégance, quelle plume! Ah franchement, cette phrase je la lis et je la relis, je ne m’en lasse pas ! Deux cent cinquante sept mots ! En une seule phrase ! On voit pas ça partout, hein ? Merde alors ! Et tous ces termes savants qui évoquent une érudition et une culture sans égales? Mon Dieu ! Je vous le dis, quand je constate le haut niveau littéraire de mes textes, je ne peux que baiser les pieds de la Providence pour m’avoir accordé là ce don exceptionnel pour l’écriture.
Ici deux camions tels qu'on en voyait parfois sur les marchés dans les années 70.
Et ici, un graffiti sur une pile du pont sous lequel nous passons pour nous enfoncer dans la forêt. Je donne là un indice mais malheureusement, je signale aux chasseurs d’épave que celles que vous verrez aujourd’hui ont à peu près toutes été enlevées….
Comme quoi ces nettoyeurs de « points noirs » (comme ils les appellent sur les rapports écolos dans les Conseils Municipaux), ces salopards n’ont aucune poésie et s’il est une certitude à avoir, c’est qu’ils ont bien le cœur et les pieds froids.
Ici un tractopelle « Zetor crystal 12045 ». Fabrication tchèque, début des années 80. Moi je n’y connais rien mais certains ne lui prêtent pas une bonne réputation, malgré son aspect de robustesse. Le malheureux a du s’embourber dans une ornière assez profonde et il n’en est jamais sorti…
Comme je vous ai dit, des épaves il n’y en aura pas 50 dans ce petit nid perdu dans la montagne… Mais elles sont tellement chouettes que je leur ai accordé une page exclusive. Et tout d’abord, une petit musique un brin nostalgique de ma propre composition pour illustrer en musique ce qui suit. (extrait de la cassette Acrobot n°1)

Si vous êtes un habitué du site, vous connaissez Claude2 planez, grand expert des fourgons Peugeot D3 et D4 : vous savez aussi qu’il m’a fait visiter un paquet d’épaves vraiment extraordinaires en plusieurs balades dans son fief, les Fenouillèdes. L’occasion de lui rendre son invitation à mon tour avec ce fourgon ci dessus. Et ce jour là, je me suis aventuré un peu plus bas malgré la présence d’un spécimen de la race canine avec de grosses canines (grosses et hostiles).
Ben quoi vous voyez rien? Vous croyez que j'ai merdé en écrivant le script de cette page? Mais non c'est normal: si vous voyez rien c'est parce que vous n'êtes pas inscrit dans la zone membre! Sinon vous le verriez, le bouton magique pour accéder aux autres photos....
257 mot en une seule phrase… j’en reviens pas… Bon …où j’en étais… salopards d’écologistes… merde j’ai perdu le fil! Ah oui j’y suis ! Alors ? Qu’est ce que vous en dites ? pas mal, hein, la balade au Perthus ! Avouez que vous en avez pris plein les mirettes, avec ces photos là ! C’est vrai qu’on en trouve plus tellement, des cimetières de bagnoles aussi romantiques, et celui là était sans doute un des derniers qu'il restait encore dans les Pyrénées Orientales.
Quel dommage que des monstres sans cœur, sans âme et sans scrupules, viennent tout détruire et dévaster dès qu’ils tombent sur ce genre de jardin des délices ! Pour semer quoi à la place? Désordre et désolation à grands coups d'hélicoptères et autres engins gros consommateurs de carburant... Car il faut en brûler, des litres et des litres d'essence pour enlever quelques épaves qui pourtant ne gênent personne... Surtout celles là, fallait vraiment aller les chercher, là où elles étaient! Cette vaste fumisterie a même un nom: elle s'appelle "l'esprit du développement durable".
Evidemment, tout ça serait interdit par la loi… si je faisais les lois ! Et la première des mesures que je prendrais si j'étais au gouvernement, je vous le dis, et ça serait une véritable bénédiction pour ce pays en pleine décadence : la peine de mort par pendaison par les couilles pour tous ces fous furieux qui enlèvent des épaves pareilles !
Car ils nous le prouvent tous les jours, ces « nettoyeurs de point noirs », comme ils aiment à s’appeler dans les Conseils Municipaux. Ces gens là sont des maîtres de la récidive ! Ils sont incurables ! Des nuisibles pour la société! Ils n’ont vraiment peur de rien ! Oui je vous le dis, la pendaison par les couilles... Avec, à la rigueur, une mesure de clémence accordée in-extrémis au condamné qui parviendra à nous faire rire avant son dernier souffle, en devenant d’un beau jaune citron ou d’un magnifique écarlate (ou, allez soyons bon prince! tout autre couleur aussi sympathique)...
OXYDRO-KORP - Site officiel
Une fenêtre ouverte sur un monde d’acier, de sang, et de bravoure.