Néfiach: une sablière et quelques épaves.

Date de première parution: avril 2011.

Mise à jour d'avril 2012: § 6.3 La Deux Chevaux sur les hauteurs.

Sommaire

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1 - Préambule afin de ne pas perdre de temps

Néfiach. Pas grand chose à en dire. L’événement le plus marquant étant sans doute les inondations de 1940 qui emportèrent un paquet de maisons qui étaient construites bien trop au bord de la Têt. Aujourd’hui, les plus proches maisons du village sont à distance raisonnable. Sinon, sur les berges, un vaste no-mans land de sables, rochers et roseaux, avec la carrière des frères CUFI qui m’ont très aimablement laissé prendre quelques photos de leurs installations, et je les en remercie chaleureusement.

2 - La sablière des frêres CUFI

3 - L'entrepôt des pompes funèbres

A proximité de la sortie Est de Néfiach, il y a un entrepôt d’une entreprise funèbre, avec pas mal de pierres tombales en marbre empilées que la végétation commence à envahir, quelques outils de maçonnerie, et deux épaves. Un camion Galion et une petite voiture de rallye (qui ne paie pas de mine, personnellement, j’ai bien l’impression qu’elle n’a de voiture de rallye que les décorations !).

Mais à propos d’entreprise funèbre, je ne résiste pas à la tentation de vous glisser ici un petit poème de ma composition, et que j’ai construit dans les règles de l’art (puisque c’est un sonnet).

Ma dépouille ira près des miens : au cimetière !
Servir de nourriture à l’ignoble vermine,
Il est des délicats que cette idée chagrine,
Mais quand est mort, un mort, c’est pour la vie entière !

Les chairs dévoileront mille os magnifiques,
Comme la dent de lait fait place à la dent d’homme.
Pourrir, pour un cadavre, c’est l’âge bête en somme !
Et puis, un beau squelette, quoi de plus sympathique ?

Car la tête de mort rit de toutes ses dents,
Et garde l’air jovial d’où que vienne le vent !
Et si à la Toussaint mes enfants d'ici bas

Viennent rendre visite à notre vieux caveau,
Une seule prière suffira pour le lot.
Plus vite ils s’en iront pour faire la nouba !

4 - Un HY qui se camoufle

Celui là est drôlement bien planqué ! Avant de le connaitre, je m'étais bien arrêté au moins 2 fois à quinze mètres sans le voir, découragé d’aller plus avant étant donné l’étroitesse du passage, il paraît impossible d’y avoir fait passer un véhicule. Et pourtant il est bien là, cet HY ! (C’est un bien sympathique auto-stoppeur qui m’a refilé le tuyau et qui avait 2 minutes à perdre pour m’y guider. Si jamais il me lit, qu'il soit assuré de ma reconnaissance!).

Ici 2 photos pour les membres, dont une grand format.

5 - A l'abord d'un campement

Photo du 04 mars 2011. Dans le no-man’s land des bords de la Têt, quelques constructions improbables, des chemins qui ne mènent nulle part, et un campement abandonné avec deux tracteurs bien mal en point et une épave assez malade, également…

6 - Chasse aux épaves sur les collines

6.1 - Simca Aronde

Photos du 02 octobre 2009. Sans doute une des épaves les plus connues et inconnues à la fois des Pyrénées Orientales…. Connue, car on la voit de la Quatre Voie qui va de Bouleternère à Perpignan. Mais d’aussi loin, on ne distingue pas grand chose, juste une tâche rouge. Et inconnue car même en repérant bien les lieux, cette épave reste toutefois assez difficile à trouver car il n'existe plus trace d'aucun chemin, tout ayant été envahi par la végétation depuis des lustres… (on le voit bien sur les photos, cette épave est au mileiu de nulle part).

6.2 - La goélette décapitée

6.3 - La Deux Chevaux sur les hauteurs

Photos du 02 décembre 2012.

7 - Histoire à suivre...

Alors du côté des terres cultivées, c’est même pas la peine d’espérer trouver grand chose : ce ne sont que champs cultivés et propriétés privées et clôturées, uniquement séparées par de longues haies de cyprès. Pas grand chose qu'on puisse cacher là bas... Avec ça, pas beaucoup de zones laissées à l’abandon, ni de petits bois sauvages ou terrains en friche. D’ailleurs ceci est vrai pareillement pour toute la plaine de Roussillon et le Ribéral, et une bonne partie des Aspres…

J’ai bien poussé mes investigations du côté sauvage, vers les orgues qui dominent la rive gauche… mais là aussi, j’en suis revenu bredouille plus souvent qu’à mon tour… En plus, il semble bien qu’il y ait déjà eu quelques «campagnes de nettoyage» car je suis bien tombé ici sur de vieilles jantes, là un capot de Quatre Chevaux… Mais des épaves entières? Aucune à l’exception de cette Aronde…

Toutefois je garde espoir ! En effet, les chemins qui grimpent vers l’inconnu ne manquent pas là bas, et je n’ai pas dit mon dernier mot. Et il n’est pas dit que je ne trouve pas un jour quelque merveille bien cachée sur ces hauteurs bien mystérieuses…

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