Date de première parution: octobre 2010 (version 19 du site).
Pour éviter le baratin et voir directement les photos, cliquer sur le chapitre 3.
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La balade de ce mois d’octobre nous mènera le long de Le Soler, où nous visiterons l’usine d’incinération des ordures à l'ouest; et à l'est, les entrepôts à l’abandon d’une énorme entreprise de gros œuvre locale. Nous n’oublierons pas d’aller à la chasse aux épaves, mais ça ne sera pas évidemment. Quoi qu’il en soit, nous irons tout de même voir les 2 rouleaux compresseurs près de la 4 voie, et qui m’intriguent depuis pas mal d’années.
Voilà pour ce qui est des photos de Le Soler pour ce mois d'octobre.
Mais aujourd’hui, j’ai aussi envie de radoter un peu sur le temps béni où j’étais gamin. Rien d’exceptionnel ni de vraiment intéressant, mais ça me fait plaisir. Des souvenirs que j’avais enfoui depuis très longtemps et dont je me suis juste souvenu en cherchant ce que je pouvais bien raconter au sujet de cette usine d’incinération d’ordures. Alors si vous n’avez pas de temps à perdre, je vous conseille de passer directement au chapitre 3.
Quand j’était gamin, mes parents et moi habitions une ville en plein essor. Bien après les événements que je vais relater ici, à quinze ans environ, depuis la montagne qui surplombait la ville, je m’étais amusé à compter toutes les immenses grues qui tournoyaient en permanence: il y en avait plus de quarante ! En ce temps béni, il y avait encore pas mal de terrains vagues entre les immeubles, avec parfois quelques épaves, et toujours une multitude de sacs poubelle bariolés aux couleurs des supermarchés. Des sacs gonflés de détritus, et du plus bel effet. Car beaucoup de gens ne prenaient pas la peine de descendre la poubelle, et jetaient tout ça par la fenêtre. Certains même devaient jeter les huiles de friture, car je me souviens d’une vieille DS toute noire et visqueuse, qui aurait du être blanche à l’origine. L’écologie, personne n’en avait entendu parlé, et les gens étaient bien sympathiques, je vous le dis !
Parfois, quand me prend la nostalgie de cette époque dorée, je me replonge avec plaisir dans ces souvenirs ensoleillés, où se côtoient gaiement les belles carcasses urbaines pleines de charme et les tas d’ordures des plus heureux et poétiques. Ah l’enfance ! Mais quel bonheur je vivais là !
Nous habitions un joli immeuble des années 50. Cinq étages, quatre appartements par niveau, avec sonnettes au rez de chaussée sur une luxueuse plaque cuivrée. Mais pas de gâche électrique sur la porte d’immeuble, pas plus que d’interphone ou d’ascenseur : les gens n’étaient pas des fainéants et ils avaient des jambes pour grimper les escaliers. Pas d’isolation phonique ou thermique non plus, non, rien de tout ce tralala. On ne chipotait pas avec les « Labels énergétiques » et les classements « Confort-Habitât ». Car nous n’étions pas frileux et nous dormions comme des loirs, malgré l’animation et les bagarres des bars tout proches. Oh non, personne ne se plaignait du bruit.
A l’entrée de l’appartement, de grosses retombées de poutre au plafond, et un magnifique poêle à mazout, un « Air-Flam » d’un gris martelé des plus attachant et un dragon sculpté qui brillait avec les flammes du hublot. Avec le temps, le poêle à mazout avait un peu noirci le plafond du couloir, mais comme il n’y avait pas d’ampoule là bas, ça ne gênait personne. Je trouvais même ça plutôt chouette, ce blanc cassé qui virait à l’ocre, mais pas autant que les longues traînées noires qui remontaient jusqu’au plafond, au dessus des appliques modernes et de style « art nouveau » de la cage d’escalier.
Et des fenêtres en bois avec une simple vitre qui vibrait sourdement au passage de chaque camion sur la Route Nationale en dessous. Evidement, il y avait de grosses gouttes de condensation qui se formaient en hiver, mais c’était amusant car quand mes parents étaient à la cuisine, je pouvais dessiner dessus avec les doigts.
Vous vous en doutez bien ; il n’y avait pas de tableau électrique, juste un disjoncteur au rez de chaussée, dans le réduit sous les escaliers. Mais avec juste un lave linge, une télé et un ballon d’eau chaude, on n’avait pas à descendre souvent là bas dedans. C’était vraiment « tout confort » et j’étais très fier d’habiter là.
Notre appartement était au 1er étage, et j’avais la chance (et le luxe !) d’avoir ma chambre à moi tout seul. Une demi-fenêtre qui donnait sur le sens unique; et un bout de ciel entre les deux rangées d’immeubles, avec même le soleil de 3 à 5 h ! L’autre demi-fenêtre était dans une autre chambre, condamnée par un contre-plaqué habillement camouflé par la tapisserie. En me penchant, je pouvais aussi voir un petit bout de l’autre versant de la montagne, où il n’y avait encore aucun bâtiment, si ce n’est l’usine d’incinération des ordures.
Ce sens unique était une source d’événements amusants, car il y avait un tournant étroit et serré. Comme il a fallu des années avant que ne soit installé un panneau d’interdiction aux poids lourds à l’autre bout, j’ai vu pas mal de semi-remorques et gros camions coincés là bas, avec la remorque qui frottait les balcons des immeubles au tournant. Invariablement, ça provoquait des embouteillages et des concerts de klaxons des plus réjouissants. Les gens n’étaient pas timides alors !
"Hé connard ! tu vas le bouger ton gros cul ?"
Ah ! Quelle fête c’était !
Et comme ce sens unique descendait assez fort, il y avait aussi des accidents, avec les vieilles bagnoles dont les freins lâchaient en cours de route. Le contrôle technique n’existait pas, et tout cas, l’entretien de la bagnole, beaucoup devaient s’en tamponner (où n’en avaient pas les moyens pour ce luxe). Une fois j’ai vu la cabine téléphonique complètement écrabouillée, le conducteur ayant préféré s’encastrer là dedans plutôt que de débouler à toute vitesse sur la Nationale ! Mon Dieu qu’il était chouette, ce sens unique !
L’immeuble en face offrait aussi ses distractions, car la façade aveugle que je voyais depuis ma fenêtre s’ornait régulièrement d’immenses publicités peintes. Et j’ai vu tour à tour les volutes bleutées des cigarettes « Gitanes », le regard un peu hagard du chameau des « Camel », et un magnifique coucher de soleil sur les palmiers d’une île et une belle noire voluptueuse et pas mal dévêtue pour le « Rhum Negrita ». En ce temps là, il n’y avait pas de loi Evin pour venir vous emmerder quand vous vouliez vendre des plaisirs conviviaux et populaires. Et moi qui étais doué en dessin, j’admirais ces artistes sur leurs échafaudages donner vie à leurs oeuvres, jour après jour, sur toute la hauteur des 5 étages de la façade.
Notre immeuble était construit à flanc de montage. Côté Nord, il donnait sur un long couloir de béton d‘un mètre de large à tout casser, et bordé d’un mur qui s‘élevait un peu au dessus des fenêtres de la cuisine, de la salle de bains, et des autres chambres. Ces fenêtres avaient des barreaux, ce qui ne gênait en rien la vue de ce mur, si proche que je pouvais en étudier tous les détails harmonieux, entre noirs profonds et gris bien sombres. Et derrière ce mur, un terrain vague avec une multitude de sacs poubelles et quelques épaves (que je ne pouvais hélas pas approcher à cause du chien loup tout graisseux de l’atelier de mécanique).
La tournée du camion poubelle se faisait à 10h30 environ. En tout cas, des poubelles devaient être descendues pour 10h, du lundi au samedi. C’était le règlement. Mais avec tous ces bars, le règlement devait parfois être relégué aux oubliettes. Ce qui fait que pendant mon bain hebdomadaire, le dimanche matin, je voyais fréquemment pleuvoir de grosses gouttes en plastique jetées depuis les étages au dessus. Eux n’avaient pas de barreaux à leurs fenêtres, et c’était bien une aubaine, car j’aurais volontiers fait pareil, moi qui étais de corvée de poubelles.
A moment donné, le petit couloir côté Nord s’est retrouvé complètement rempli de poubelles. Si haut que j’arrivais à les toucher avec le balai en le passant entre les barreaux. Evidemment, le propriétaire de l’immeuble a mis le holà et a formellement interdit le lancer de sac poubelles par les fenêtres. D’autant plus que le terrain vague ne lui appartenait pas.
Mais il ne fut pas facile pour tout le monde de s’habituer à cette toute nouvelle rigueur dans le règlement d’immeuble. Alors les gens ont tout naturellement déposé les ordures juste à côté de la porte d’entrée (là où j’ai dessiné une croix verte), et, je le confesse, je faisais comme eux. Là encore, au bout de quelques semaines, la concierge nous a tous rappelés à l’ordre, car comme elle s’occupait du ménage de la cage d’escalier, elle avait remarqué toutes sortes d’insectes rampants inhabituels et autres bestioles qui remontaient jusqu’aux terrasses du 5ème. Ah, il en a fallu du temps, avant que tout un chacun descende ses poubelles à l’heure, et les dépose consciencieusement à l’endroit imposé (la croix rouge). Et j’avoue que moi même, j’ai attendu que mes parents me surprennent à désobéir (en regardant par la fenêtre du salon) avant de me plier à un règlement aussi inique et injuste!
L’âge aidant, et cette connerie de maturité avec, je dois bien avouer que cet amoncellement régulier de poubelles à côté de la porte d’entrée devait certainement attirer pas mal de rats. Dans ma chambre, il y avait une descente d’eau pluviale. Il n’y avait pas d’isolation phonique, je vous rappelle, et ce qui était curieux, c’est que régulièrement, la nuit tombée, j’entendais gratter derrière la cloison alors qu’il n’était pas tombé une goutte de pluie depuis des semaines. Et j’admets enfin aujourd’hui que cette gaine était certainement un des passages par lesquels les rats atteignaient tous les étages de l’immeuble.
Mon grand père était viticulteur à la retraite, et ma grand mère diabétique (paix à leurs âmes). Elle devait supporter un traitement très lourd, avec piqûres et pilules à tous les repas. C’était vraiment une chance de pouvoir trouver autant de ces petits flacons et tous ces compte gouttes et ces seringues qui me paraissaient si précieux ! Parfois même, je trouvais un flacon rempli de médicaments périmés qu’elle abandonnait dans le jardin au gré de ses pertes de mémoires. Et avec une jolie boîte métallique de croquants, je m’étais fait un laboratoire de chimie, avec sur le couvercle, une étiquette d’écolier :
« Danger ! Boîte secrète de chimie »
Evidemment, j’avais rempli mes premiers flacons avec ce que j’avais chipé discrètement à la cuisine et dans la salle de bains : du sucre, du sel, du shampooing, de l’huile d’arachide... mais j’avais aussi des flacons beaucoup plus précieux avec du souffre, du sulfate, et des tas d’autres produits mystérieux pris dans l’établi du grand père. C’est avec ceux là que je préparais mes meilleures bombes à chat.
Avec toutes les poubelles qui avaient été bazardées dans le terrain vague de derrière, il y avait là bas une multitude de chats sauvages. Certes, ils se nourrissaient sans doute des rats qui ne manquaient pas, et ça, personne ne s’en plaignait. Mais comme ils se bagarraient parfois la nuit, ils empêchaient ma mère de bien dormir (les locataires qui dormaient côté Nord étaient beaucoup plus sensibles au bruit que ceux comme moi, dont la chambre donnait sur la Nationale). Alors comme ça ces crevures de chats s’amusaient à faire chier ma mère ? La nuit, en plus ? Et je pris soudain cette noble décision de bombarder les sales bêtes avec mes mixtures chimiques et mes seringues. La Justice et l’Honneur étaient de mon côté ! Une fois l’arme remplie du poison mortel, en donnant un coup sec, je pouvais envoyer un long jet visqueux très fin et très précis à quelques mètres ! Grâce au petit embout, les seringues avaient une portée plus longue que les compte gouttes, et elles contenaient beaucoup plus de venin... C’étaient mes armes favorites.
Mais je n’avais pas droit à l’erreur : j’avais constaté que sitôt qu’un chat voyait la giclée, il s’enfuyait dans le terrain vague, à l’abri derrière le mur ! Il me fallait les avoir du premier coup ! Et je m’entraînais donc le dimanche matin, en prenant mon bain, sur mes doigts de pieds qui dépassaient de l’eau mousseuse.
Quel soldat j’étais vite devenu! Et quel stratège ! Quelle technique ! Quelle précision ! Nombreux sont ceux qui se sont fait exploser, je vous le dis ! Bien planqué derrière le rideau de douche, je savais attendre le moment opportun où l’ennemi exposait son flanc et s’étirait, en regardant de l’autre côté, vers les carcasses... et là... CRAC ! Une bonne giclée d’huile d’arachide sulfurée dans la gueule ! Et je jubilais !
"Ah tu rigoles moins, hein ? Mon salaud ! Bien fait pour ta gueule ! Ta sale gueule de crevure je vais t’exploser moi pourriture enculé fils de pute ! Chat de merde je vais t’écrabouiller la gueule sale bestiole tu vas voir qui est le plus fort, merde ! .... Pourriture ! ... Enculé ! .... Salaud !... Bien fait pour ta gueule !"
Quand j’en avais descendu deux ou trois dans la journée, j’étais heureux comme un pape ! C’est qu’il fallait de la patience, quand même, pour attendre qu’un de ces salopards vienne devant les fenêtres. Car ce terrain vague, il était grand, mine de rien...
Hélas, ce petit jeu n’a pas duré longtemps, toutes ces saloperies de chats de merde étant devenues méfiantes et évitant soigneusement de se montrer au bout de quelques jours. Mais durant cette brève époque, ce jeu me plaisait tant qu’il me mettait dans cet état d’excitation qu’on ne connaît qu’enfant. Alors, il m’était impossible de trouver le sommeil. Et là, dans la nuit noire, lorsque tous les bars avaient tiré leurs rideaux de fer, j’ouvrais la demi-fenêtre et je savourais ces bruits qu’on ne peut entendre qu’à ces heures magiques....
Les aboiements des chiens de l’incinérateur d’ordures, isolé sur l’autre versant de la montagne. Et le bruit étouffé et à peine perceptible de quelques machines, les camions poubelles qui déversaient leurs bennes dans les énormes cuves. Dans la nuit noire, je voyais les toutes petites lumières de l’usine qui vacillaient entre les arbres. A ce moment là, j’ai eu cette révélation, que je vivais des moments extraordinaires, que Dieu existait bien, et que quoi qu’il arrive, la Justice et l’Honneur seraient toujours mes alliés pour protéger ma mère.
Photos du 16 décembre 2009.
A côté de la distillerie de Le Soler, il y a un bâtiment désaffecté bien intrigant. Il s’agit de l’ancien incinérateur d’ordures ! Sûrement qu’il a du être arrêté avec l’ouverture du grand centre de Calce, cette espèce de grosse tortue avec sa carapace de métal...
Faut dire que l’usine de Calce est éloignée de tout, pas comme celle de Le Soler. Et il y a eu des tas d’études qui ont tenté d’établir des « causes à effet » entre de telles usines et les cancers, notamment les LNH (sarcomes de tissus mous et de lymphomes non-hodgkiniens, en langage barbare).
On a aussi tenté d’établir les preuves d’effets néfastes sur les sols, avec relevé des concentrations en dioxine. Et avec tous les risques supposés, on imagine aisément l’état de panique des populations si quelques fainéants de syndicalistes qui cherchent n’importe quel prétexte pour faire grève se mettraient à donner l’alerte avec leurs mégaphopnes (ces syndicalistes, ils sont plus prompts à sortir les mégaphones et les banderoles que les balais et les poubelles à roulette, je vous le dis).
Quand je vois toutes ces machines si sophistiquées laissées à l’abandon, je me dis que la décision d’arrêter toutes ces installations est totalement aberrante ! Comment de tels joyaux de technologie pourraient-ils affecter la santé humaine ? Pff ! Balivernes et billevesées!
D’ailleurs, si ça continue à ce rythme, nous serons bientôt dans l’obligation (sous peine d’amende) de nous trimballer avec un masque à gaz dans la poche, au motif que les étourneaux pètent dans le ciel ! C’est la politique du risque zéro ! Quel dommage, tout de même, de ne plus pouvoir connaître ces bonnes odeurs de saine fumée bien sympathique, et l’activité nocturne de toute une population aux abords de nos villes !
Tout ça, c’est écologie, accords de Kyoto et compagnie, je vous le dis….
Vous pouvez imaginer que dans les Pyrénées Orientales, il y a même un « avion mouchard » qui surveille ceux qui font des feux en période de sécheresse, histoire de prévenir les incendies, à ce qu’ils disent ! Le pognon que ça doit coûter, cette fumisterie ! Tout ça pour nous empêcher de respirer les bonnes fumées des bidons plastiques et cartons encombrants qu’on fait brûler dans des barils … et nous obliger à les mettre dans les poubelles jaune ou verte ! Vous voulez mon opinion ? Et bien franchement, pour moi, c’est une grave atteinte à la vie privée de l’honnête citoyen que je suis ! Bien triste époque que la nôtre !
Ben paraît-il qu’il est interdit de roder par ici, et de photographier cette usine. C’est ce que m'a dit le gardien qui m’a fait partir de ce petit Paradis. Et les épaves ? Il les a toutes fait enlever, m’a t-il dit, sans le moindre nuance de regret ou de culpabilité dans la voix! Alors quand on voit comment se délite le sens civique de certains, faut pas s’étonner si tout va mal !
Photos du 15 mars 2005.
Fondeville, peut-être bien la plus grosse entreprise de BTP de la région. Ses entrepôts sont maintenant du côté de Cabestany, mais il est impossible d'y entrer en tant que simple visiteur amateur de ferraille.
J’ai pris ces photos alors que déjà, plusieurs entrepôts ont été démontés. Heureusement que j’ai pu avoir ceux là, car quand je suis retourné quelques années plus tard, il ne restait plus que les deux tours à béton de debout.
Dans les nouveaux entrepôts de Cabestany, il y a une DS qui dort sous un hangar (pas terrible, la DS, pas assez "mûre". Mais c’est pas ça qui est intéressant. Ce qui est intéressant, c’est que le tuyau m’a été donné par un clochard portugais qui habite pas bien loin, dans une cabane en bois sans eau et sans électricité ! Et oui, il y a toujours de la misère pas bien loin, sans qu’on s’en doute.
Photos du 03 juillet 2009. Plus un seul hangar de debout.
Photos du 12 novembre 2009.
Le proprio de celui là, il est dans le genre Marie-Georges Buffet (autrement dit, il n'est pas commode!). Il a plein de trucs (ça il ne sait pas ce que je le sais), mais il ne veut rien laisser photographier, même les plus merdiques de ses machins.
Quoiqu’il en soit, celui là, je l’ai chopé devant chez lui pendant le quart d’heure où il avait le dos tourné. Ben faut pas laisser des trucs pareils traîner sur le bord de la route. Surtout si Ox-Korp passe par là!
Ce que j'en sais (on a discuté le bout de gras et pour le proprio c'était trop tard, les photos étaient déjà dans la boîte): il l’a vendu à un gars qui voulait juste RECUPERER LE TREUIL (là, il allait lui apporter le tout le reste sur un plateau), et tout le reste... A LA CASSE ! Quel gâchis !
Photos du 06 septembre 2010.
Photos du 08 septembre 2010.
Paraît qu’elle est là depuis 10 ans, que c’est une voiture volée.. Eh bien ça fait pas lerche pour Le Soler. Il y a bien la casse des engins de chantier que vous pouvez toujours voir sur le blog des archives, et qu'on retournera sans doute voir dans l'année à venir, pour une deuxième "visite souvenir" (peu après, les lieux ont subi un grand nettoyage et toutes les épaves sont aujourd'hui bien alignées, nettoyées, et étiquetées, bref plus aucun intérêt). Quoiqu'il en soit, on a vu des patelins bien plus garnis que ça, question épaves...
Photos de 1996, mois de septembre, tôt le matin.
Allez, va... tant qu'on y est! Il y a quelques années, au même endroit précisément que le camion allemand sur remorque, j’ai pu choper ce magnifique engin de chantier ! Et réaliser un de mes premiers « photostich » avec les moyens de l’époque (c’est à dire avec du scotch). Heureusement que j’ai pris ces photos là, l’engin n’est pas resté bien longtemps là pas et il a vite été enlevé… Ah si à l’époque j’avais eu autant de présence d’esprit pour toutes les épaves que je croisais, j’en aurais des tas à vous montrer, des épaves disparues….
Comme je disais plus haut, pas de quoi réclamer un pullitzer, point de vue épaves.... Mais on se rattrapera le mois prochain avec une balade bien juteuse! On ira faire un petit tour entre Villemolaque et Passa, et dans les collines alentours, et on s’en mettra plein les mirettes ! D’ici là, portez vous bien, ne faites pas trop les couillons, et surtout, surtout, n’oubliez pas la petite visite en novembre chez Ox-Korp !
OXYDRO-KORP - Site officiel
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