Date de première parution: janvier 2011 (version 22 du site).
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Salses, c’est E-NOR-ME ! Imaginez : 7128 hectares ! Mais heureusement pour moi, ça ne sera pas la mort à visiter: d'abord à cause de l’étang de Salses (ou étang de Leucate) où à part les flamands roses, je n’aurai pas grand chose à découvrir, et ensuite à cause des vastes domaines viticoles où l’on produit des vins doux. Avec de telles étendues où rien ne peut être dissimulé, nul besoin d’être sorti de la cuisse à Jupiter pour constater qu’il ne risque pas d’y avoir grand chose de bien confidentiel à me mettre sous la dent.
Alors sans quitter le territoire de Salses le Château, on ira farfouiller du côté des collines à l’Est, vers la carrière et vers les éoliennes toutes proches de la commune d’Opoul, dans les Corbières. Là bas, ça sera un peu plus intéressant (Opoul, on se le réservera pour une autre balade, il y a du monde là bas).
Ici une vue de Salses depuis les hauteurs de la carrière désaffectée.
Ceci étant dit, point de vue historique, on notera que Salses le Château était déjà édifiée du temps des romains, qui adoraient barboter les pieds dans l’eau salée de l’étang, à cause de ses vertus curatives parait-il. Il y avait tellement de tourisme à cette époque qu’ils y firent passer la fameuse Via Domitiana qui menait jusqu’à Rome.
Cette région a été le théâtre de nombreuses batailles dès le XIIème siècle, entre le Roussillon catalan, et la France, passant d’une autorité à l’autre, jusqu’à ce que finalement, en 1659, par le traité des Pyrénées, Salses devienne ville française une bonne fois pour toutes. Vauban, qui n’était pas la moitié d’un imbécile, et sachant que ces Espagnols et Catalans du Sud ne se tiendraient tranquilles que sous la menace du bâton, et bien Vauban fit construire la fameuse forteresse de Salses.
Comme pour toutes les forteresses, on pourrait en tartiner des livres entiers concernant la subtilité de l’architecture et la raison de telle ou telle particularité. On retiendra que les murs font quand même entre 10 et 12 mètres d’épaisseur, ce qui est assez impressionnant quand même.
Ici une vue de la forteresse de Salses.
A part ça, c’est la ville natale de Arthur Conte, et ville d’adoption de Claude Simon (prix nobel de littérature, quand même !) Et une fois que j'aurais dit qu'on a recensé environ 2350 habitants en 1999, j'en aurais fini avec vous et on ira regarder ces photos.
Ici une vue des Terres Interdites, beaucoup plus intéressantes que les alentours immédiats de Salses.
2-1 Une ambiance de Far West
Alors pourquoi « mystérieuse » ? Vous croyez que c’est un truc que je sors de mon chapeau comme ça, juste histoire de vous appâter dans un gros bobard ? Ben non ! Si je l’appelle « la carrière mystérieuse », c’est que je n’ai trouvé absolument aucun renseignement sur elle. Ce qu’on y faisait, quand ça a fermé, pour quelles raisons, mystère total…
Date des photos 17 août 2010.
Ah la la! Quelle ambiance de Far West, vous ne trouvez pas? Allez, pour l'occasion je ne résiste pas à la tentation de vous mettre "By The Old Oak Tree" que nous chantaient Carson Robison et Bud Billings dans les années 30.
Le seul truc que j'ai trouvé sur internet au sujet de cette carrière, c’est des vidéos sur Daily Motion de rigolos qui vont faire leur petits aventuriers avec des 4x4 Toyota sur les pentes abruptes des pistes alentours. Aucun interêt ! Moi ça me fait bien rigoler, ces farceurs qui vont jouer à se faire peur là dedans. Ben dis-donc ! Quelle aventure ! T’aurais un sticker "Grand Raid de Salses le Château"? Avec une pelle et une pioche en croix sur une tête de chameau? Pense z’y bien, je suis sûr que ça aurait de la gueule sur le bidon à côté de la roue de secours….
Pas des masses de bâtiments à visiter, mais le petit édifice avec sa rambarde est vraiment charmant... Tiens allons voir un peu plus haut, ce gros trou dans la colline... Mais dites donc, qu'est ce que c'est que ce machin couleur rouille? On dirait un gros tas de ferraille qu'on aurait bazardé de la haut ...
2-2 Bonnes vibrations au fond du trou!
Mais quelle trouvaille ! Ni plus ni moins qu’on paquet de 3 bagnoles bien attaquées, exactement comme je les aime! A voir comment elles sont écrabouillées, je suppose qu’elles ont été jetées du haut de la falaise…
Confirmation Raphaël Drake: ci dessus à gauche, une Renault Super 5.
Ah, ça fait plaisir de savoir que parmi tous mes contemporains qui déambulent sans trop de but précis, les yeux hagards et l’esprit embrumé par toutes les salades écologistes, il reste encore quelques personnes de bon sens et de bonne volonté qui continuent à agir sereinement dans le vrai et la sincérité !
Ici, quatre photos panoramiques très grand format pour les membres.
Autour de cette carrière, sur tout le côté Est de Salses le Château, il y a des petites vallées entre les collines. Dans ces vallées, quelques vignes, des ruines, et quelques carrières minuscules abandonnées depuis une éternité. En m'y promenant, je trouve deux squelettes fossilisés de Citroën: une cabine de HY et les restes d'une 2CV.
3-1 La cabine d'un citroën HY
Les yeux tournés vers le ciel, je suis sûr qu'il a regardé venir la mort venir en face. Quelle fin horrible !
3-2 Un squelette fossilisé de 2CV
3-3 Les ruines d'un mas sur la colline
Date des photos: 13 août 2010. Du haut de la colline sauvage balayée par les vents indomptables, je regarde toutes ces petites voitures qui ressemblent à des petits insectes, là en bas sur l'autoroute... Chacun galope vers son destin, aveuglé par le tourbillon des temps modernes. Mais moi, Ox-Korp, l'esprit tout entier absorbé par ma mission de reporter des Pyrénées Orientales, je m'offre quelques instants de méditation en regardant l'horizon, avant de poursuivre mes investigations...
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