Date de première parution: 01 mars 2011.
Dernière mise à jour: 01 avril 2012; § 3.8 (une Estafette).
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Villefranche de Conflent… quel patelin ! Ville médiévale fortifiée, dont les remparts ont été remaniés par Vauban.. Dedans, ce ne sont que des allées piétonnes, bien fol celui qui s’y aventure en attelage motorisé ! De nombreuses échoppes touristiques, quelques auberges où faire ripaille… Et le fort Libéria à flanc de montagne qui surplombe la ville…
Ah, une anecdote qui remonte aux années 50 et 60, lors de la fête annuelle qui se tenait alors (aujourd’hui cette fête a disparu je crois bien). A cette occasion, il y avait une procession, majoritairement des jeunes gens, qui allait depuis la ville jusqu'au fort Libéria. Procession harrassante car pour monter au fort, il faut grimper une ribambelle d'escaliers bien escarpés. Mais il y a une partie qui se trouve dans un tunnel obscur. Et là, en ces temps où les jeunes demoiselles devaient bien prendre garde à avoir bonne réputation, je sais de source sûre que certaines donnaient libre cours à leurs instincts débridés qui avaient été bien retenus durant toute l’année… Ces faits ont vite acquiert une certaine notoriété auprès de la gent masculine du département, et à cette occasion, nombreux étaient ceux faisaient le voyage en train de tout le département pour participer à ces joyeuseries....
Dans les remparts, rien que vous ne verrez par ailleurs à se mettre sous l’objectif. Nous irons donc aux alentours. Un petit saut pour commencer à la gare, où démarre la ligne Villefranche – Latour de Carol (première mise en service en 1909), avec son fameux train jaune. Ici une petite machine pour l’entretien de la voie ferrée. A savoir que l’écartement des rails est de 1,00m sur cette ligne (l’écartement standard français étant de 1,435m).
Ici, quelques photos anciennes (automne 2002) d’une grosse bâtisse à proximité de la gare. On m’a dit que ce bâtiment aurait été une ancienne teinturerie. Sur Internet, il semblerait plutôt qu’il s’agisse d’une usine de Keller et Leleu, deux industriels du début du XIX siècle. Et qu’on y aurait fabriqué des obus peu avant la 1ère guerre mondiale….
Heureusement, la rénovation déjà entamée n’était pas encore bien avancée (aujourd’hui ce bâtiment n’offre aucun intérêt).
Sur un chemin pas très fréquenté, j'ai aussi trouvé la ruine d'une vieille maison abandonnée, et une tombe ancienne, avec photo sépia vitrifiée en forme de coeur et accrochée avec un fil de fer rouillé! Mais tout ça a été enlevé à ce jour... également cette Peugeot 203 que je ne reverrai jamais....
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Elle m’a dit d’aller graisser, là haut sur la colline, |
Villefranche de Conflent, c’est sûr, c’est pas un vaste territoire : déjà à cause des remparts, évidemment (et là dedans on ne risque pas de tomber sur des vestiges vraiment confidentiels), mais aussi parce que la vallée est toute étroite : très peu de champs, et aucune piste qui grimpe sur les flancs très escarpés.
Un dernier coup d’œil à un Galion Renault que je ne pourrais pas approcher (terrain privé, et les proprios ne semblent pas répondre au visiteur inconnu). Et nous remonterons la vallée des villages Fuilla d’en Bas, Fuilla du Milieu et Fuilla d’en Haut….
En bordure de route, un portail qui pour une fois, est légèrement tordu et laisse suffisamment de place pour une infiltration… Pour la première fois de ma vie, je vais découvrir l’intérieur des lieux, et une petite usine abandonnée. Peut être bien une ancienne menuiserie ou un atelier de découpe de blocs de marbre…. (il y a pas mal de petites carrières alentours, dont une de marbre rose au dessus de Villefranche).
Mais je n’ai trouvé aucun renseignement là dessus. Et ce n’est pas les autochtones que j’ai croisé à Villefranche qui m’auront plus avancé! Figurez vous que quand j’ai demandé à l’un d’entre eux à quoi pouvait donc bien servir le Spath Fluor traité à l’ancienne usine d’Olette, il m’a répondu le plus sérieusement du monde que ça servait à la fabrication des dentifrices !
Où il s'agira pour nous d'aller fureter dans les coins et recoins, histoire de mettre à jour quelques épaves oubliées... Et après avoir fureté aux endroits les plus improbables, nous finirons par en trouver quelques unes malgré tout.
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Ici, en remontant vers Sahorre, un vieux Dodge derrière un garage. Pas de quoi grimper aux rideaux, mais je réalise qu’il y a encore pas mal de patelins là haut, avec pour chacun quelque surprise qui m'attend quelque part, et des tas et des tas de petits chemins qui ne demandent qu’à être exploré… Et là encore, mes expéditions porteront leurs fruits, avec quelques bulldozers oubliés dans la jungle, des 403, un HY, des ruines pas vilaines du tout…
Et si Dieu le veut, peut être parviendrai-je enfin à mettre la main sur les restes d’un avion qui s’est crashé là haut, un peu au dessus de Py….
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