Une balade à Vinça.

Date de première parution: avril 2010 (version 13 du site).

Mise à jour d'avril 2012: § 4.7 et au delà.

Sommaire

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1 - Bref aperçu géographique, historique, et économique

Vinça, c’est un village qui ne date pas d’hier, mais du Xe siècle.

On y trouve encore au cœur du village des traces de fortifications de l’époque carolingiennes (deux portes médiévales), une église primitive dédiée à Saint-Julien du XIe siècle, et une petite chapelle romane Saint-Pierre-de-Belloch située sur la colline qui surplombe l’actuel barrage sur la Têt.

Evidemment, il y a eu des tas d’histoires pleines de coups d’état, de guerres, héritages seigneuriaux, et de passations de pouvoirs où l’on trouvera pêle-mêle Jacques 1er le Conquérant, le roi d’Aragon Pierre III, Louis XI et bien d’autres! Mais ça, je vous l'épargnerai pour cette fois.

Au début du XXe siècle, la municipalité de Vinça reprend l’expression portée par la girouette de la maison Sabater, « ARA I SEMPRE » (maintenant et toujours), pour en faire sa devise républicaine.

Au cours des années 70, on y a construit le plus gros barrage hydraulique de la Têt, la voie rapide de la déviation (RN116), et 3 lacs artificiels en plus du grand barrage (dont deux petits, je me demande à quoi ils servent !)

Quant à l’économie, comme souvent dans les Pyrénées Orientales, c’est essentiellement l’agriculture avec les vignes, et les abricotiers. Mais aujourd’hui, le tourisme s’est également beaucoup développé avec les campings à proximité du lac des Escoumes (où l’on peut pratiquer baignade et sports nautiques), les courts de tennis, et les nombreuses randonnées qui vous mèneront aussi loin que vos jambes le voudront bien (C’est à dire jusqu’au sommet du Canigou, pour les plus courageux).

Aujourd’hui, une des principales attractions culturelles est le festival annuel de musique baroque qui a lieu dans l’Eglise Saint Julien, où l’on remarquera un riche mobilier et son orgue J-P Cavaillé.

Démographie: après une longue période de stagnation durant les 50 dernières années où la population oscillait entre 1550 et 1650 habitants, le village semble connaître un essor fulgurant car aujourd’hui, elle compte 1900 âmes. D’ailleurs les zones pavillonnaires avancent à toute vitesse, et bientôt, elles s’étendront jusqu’à Rigarda.

2 - La sablière VAILLS

Cette carrière, je crois bien l’avoir connue ici toute ma vie. Toujours aussi intrignante, avec ses magnifiques tours qui dépassent par delà les arbres, et qu'on distingue à peine depuis la voie rapide... Pourtant, on n'en voit pas beaucoup de photos sur internet... Heureusement, Ox-Korp rode par là !....

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chapitre 2

3 - La cheminée et le four de l'ancienne confiturerie

Photos du 30 septembre 2009.

Alors sur ce bâtiment, je n’ai rien trouvé sur Internet. Tout ce que j’en sais, c’est qu’il est désaffecté depuis plus de 20 ans, et que j’y étais entré il y a déjà une belle brochette d’années. Mais il n’y restait rien, si ce n’est que des papiers divers qui jonchaient les planchers et des débris de mobilier de bureau. Mais pas de machines...

Ah oui, une anecdote!

Quand j’étais minot, il y a eu un terrible accident qui avait fait 3 morts, à la sortie de Vinça sur la voie rapide (côté Ouest). La carcasse avait été amenée sur le parking devant cette usine, et sur la plage arrière, il y avait de magnifiques gants de motard, genre mad-max, en cuir noir, et avec des fermetures éclairs grandes comme ça… Oh comme j’avais envie de les chiper, ces gants ! D’autant plus que toutes les vitres étaient en miettes, je n’aurais eu qu’à tendre la main…

Mais l’habitacle était tout tapissé de sang, et j’ai suivi la voix de ma conscience qui me culpabilisait de ma convoitise pour les biens de personnes fraîchement décédées… Alors j'ai laissé les gants... En tout cas, la tentation a été suffisamment forte pour que je m'en souvienne encore aujourd'hui!

4 - Chasse aux épaves

Dans ce chapitre très instructif, une jolie brochette de trouvailles des plus intéressantes, et quelques beaux spécimens bien planqués des voitures et chenillards qui ont sillonné nos routes et nos champs entre les années 50 et les 70.

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chapitre 4

5 - Conclusion

Les bonnes choses arrivent souvent par un « heureux hasard ». Toutefois les coups du sort sont rarement heureux. Généralement, on dit plus volontiers qu’on s’est fait bananer par un mauvais coup du sort. Car le sort est sournois et retord. Méfiance avec le sort !

Avez vous remarqué que bien des gens sont enclins à croire au surnaturel avec ça ? Moi, en tout cas, je suis de ceux là. Il suffirait de pas grand chose pour m’imaginer avoir une sorte d’aura divine!

Evidemment, il y en a bien qui gagnent 160 millions d’euros au loto, et d’autres encore qui retrouvent leurs enfants après 30 ans de séparation, mais de ceux là, je n’en suis pas encore, hélas... Mais si vous lancez négligemment une boulette de papier par dessus l’épaule, et si jamais elle retombe dans la corbeille tout au fond de la pièce dans votre dos, ne niez pas que l’idée de bénéficier d’une aura surnaturelle ne va pas vous effleurer...

Bien sûr, ces histoires d'«heureux hasard», c’est peut être que du pipeau, des histoires...

Néanmoins, ce sont de jolies histoires à raconter, des histoires qui incitent au rêve en quelque sorte... Et qui refuserait de rêver un peu ? Surtout que des occasions de rêver ne sont pas légion, vous voyez bien de quoi je parle.

Tenez, par exemple : je me souviens d’un gars qui avait perdu une bague d’une très grande valeur sentimentale dans les rouleaux d’une mer déchaînée. Il avait épaté tout les copains en remontant sur la plage :

« boah, c’est pas grave ! Je la retrouverai demain ! »

Surtout que nombreux déjà ne mettaient plus ses prédictions en doute. Et effectivement, le lendemain, quelqu’un lui ramenait cette bague.... Incroyable ! En tout cas, après cet événement, je devais reconnaître qu’il avait acquis une certaine aura, une aura de prédicateur convaincu de sa bonne étoile... (et en tout cas, une nana avait été assez subjuguée pour finir dans ses bras).

La chance attire la chance. Et en y regardant encore de plus près, on se rend compte que ceux qui ont de la chance sont deux fois plus vernis, car non seulement ils ont de la chance, mais en plus ils ont bien du bol d’avoir de la chance ! Tandis que ceux qui vont de misères en mauvais coups du sort, ceux là sont doublement affligés. Car c’est bien la scoumoune, d’être autant malchanceux !

Quoiqu’il en soit, je me souviens avoir moi aussi avoir vécu cette sensation bizarre, comme si le destin m’avait choisi pour vivre un moment incroyable qui n’arrive qu’une fois sur un milliard...

J’étais gamin, 10 ans peut être... Et dans un bois, je m’étais amusé à touiller un peu de gadoue avec un bâton dans un trou au pied d’un gros arbre... je touille, je creuse, je remue bien le bâton, bref, je m’éclate comme une bête ! ... Et voilà que le bâton accroche quelque chose de dur là au fond de la boue... Ce n’est pas un caillou... Oh la la : c’est une médaille ! Une médaille bien vieille et toute noire. Mais en frottant, je vois que les inscriptions et la figurine sont bien visibles... Quel trésor ! Magnifique ! Ce n’est pas de l’or, mais pour sûr ça vaut des sous ! Et même peut être un gros paquet de pognon ! Oh la la ! Ce sont mes parents qui vont être contents ! Vite vite, je retourne à la maison, de l’autre côté de la colline...

En voyant la médaille, ma mère est restée silencieuse, et toute rêveuse... Cette médaille, c’était la sienne. Elle l’avait perdue sous cet arbre lorsqu’elle était enfant, 10 ans peut être, juste mon âge...

Voilà. C'était juste un "heureux hasard" qui m'était arrivé à Vinça...

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