Date de première parution: juin 2011.
|
Pute borgne ! J’allais envoyer ma mise à jour sur le site et j’allais oublier de vous rédiger un chouette petit préambule sur Prades ? Merde alors !
Car mine de rien, il s’agit là d’une sous-préfecture : 6000 habitant tout de même, c’est pas rien ! Sans compter qu’il y en a de quoi tartiner tant qu’on veut, là bas, avec l’église paroissiale dédiée à saint Pierre (on a mis environ 5 siècles pour la finir, c’est pour dire qu’on a pris le temps de faire les choses comme il faut), la place de la République avec sa fontaine et la maison Jacomet, et son festival dédié à Pablo Casals.
Car faut le dire, Pablo Casals que beaucoup considèrent comme le plus grand violoncelliste de son siècle, c’est à Prades qu’il a jeté son dévolu pour vivre son exil pendant le Franquisme.
Ici Pablo Casals interprétant en 1938 la suite n°1 in G BWV 1007 de Jean Sébastien Bach.
La présentation de Prades étant faite, vous voilà suffisamment éclairés pour ce qui concerne ce qui va suivre. (Ceux qui souhaiteraient approfondir leur culture, je les invite à aller sur le site de Jean Tosti, à mon avis le plus intéressant site sur Internet concernant l’histoire des patelins des Pyrénées Orientales).
Le mois dernier, je suis allé à la cérémonie du 8 mai. Pas grand monde. Pourtant il faisait beau, les 3 discours n’ont pas duré plus d’un quart d’heure, et la minute de silence plus de 20 secondes. A onze heures et demie, le pot offert par la mairie à la salle des fêtes était des plus sympathiques…. Ben ça se perd, que voulez vous. Et pourtant, plus j’écoute les gens, plus je lis les journaux, plus je regarde la télé, jamais il ne m’a semblé avoir un tel consensus pour honnir « les heures les plus sombres de notre histoire », et conspuer « la barbarie nazie ». Car pour sortir des formules toutes faites, ça se bouscule au portillon, mais dès qu’il s’agit de manifester une fois par an « son attachement aux vraies valeurs républicaines et à ceux qui les ont défendues », tout le monde se carapate !
C’est pareil pour tout d’ailleurs. La démocratie par exemple, allez trouver des gens qui souhaitent la voir disparaître ! Soit dit en passant, la démocratie, elle fait tellement l’unanimité qu’elle est le prétexte idéal pour aller faire la guerre à ces pays autoritaires pleins de salopards tous aussi mal fagotés les uns que les autres. Mais quand il s’agit d’aller voter, ben il y a quand même la moitié des concitoyens qui préfèrent aller à la pêche.
C’est comme ça. Les belles idées, tout le monde est d’accord, mais s’il faut lever le petit doigt, tant que tout est acquis, beaucoup préfèrent encore laisser les autres le lever à leur place. Vous me direz, la guerre, ça fait un bail qu'elle est finie, mais serez vous d'accord si on supprime les cérémonies commémoratives, pour vous asseoir sur un jour de congé et pour aller au turbin à la place?
Enfin, toujours est-il qu’après cette cérémonie rondement menée, nous étions tous à prendre un apéro bien mérité en grignotant des petits fours bien ravigotants. Et là, j’ai porté mon attention à la décoration de la salle des fêtes. Des dessins des élèves de l’école primaire. Bien cadrés je suppose, les petits merdeux, car il y avait dans ces dessins, une unité d’ensemble dans les couleurs et les thèmes par lesquels ils étaient regroupés.
Les gribouillis des moutards, c’est peut être pas du grand art, mais au moins on ne pourra pas reprocher au maire d’avoir dilapidé les deniers publics pour la décoration de la salle des fêtes. Soit. Mais une remarque tout de même : quelle niaiserie dans les textes ! Quelle béatitude exaspérante ! Quel ramassis de couillonnades qu’on leur fait entrer dans la tête, aux marmots ! Tenez un exemple :
« Pourquoi le cœur de palmier sourit en regardant mes pieds ? ».
Des citations de ce ragoût, par dizaines j’en lisais (une par dessin), et pas une pour rattraper l’autre ! Avec ça, faut pas s’étonner que ces petits crevards veulent tous devenir chanteur, danseur, ou top model. Merde alors ! Vous croyez que c’est comme ça qu’on va leur donner envie d’aller au turbin ? Pourtant, chaque fois que j’entends un gouvernement parler de réformer l’école, il s’agit toujours d’adapter l’enseignement aux exigences des entreprises. Des stages, des techniques appliquées, du pragmatisme... bla bla bla.
Alors moi je vous le dis : s’il faut commencer par quelque chose, c’est bien d’arrêter de leur faire entrer tellement de « poésie » dans le caberlot, à nos chérubins du CM1 et du CM2. Et de leur ouvrir un peu les esgourdes à ce qui les attend demain. Il y a assez de lapinous gentils tout plein dans les émissions jeunesse à la télé pour ce qui est de la poésie.
Et en guise d’exemple pour le ministre de l’éducation, je me suis même fendu d‘un petit poème pour illustrer mon propos. Un petit poème qui non seulement apporte quelques notions artistiques et un petit message sur l’hygiène, mais qui en plus pourrait fort bien ouvrir un peu les yeux des petits merdeux au monde du travail tel qu’il est vraiment.
Pour installer un lavabo, Pour commencer il faut : Un lavabo en céramique, Agréé NF, car c’est plus chic. Deux équerres En fer, Un beau robinet en laiton (mitigeur ou mélangeur, c’est selon), deux raccords avec des tresses en inox (j’ai dit des tresses, pas des couettes ni des dread-locks), Sans oublier Un siphon en PVC, Quelques outils, mais pas trop, Un tube de mastic pour finir le boulot, Un peu d’ardeur, Et de la bonne humeur. Voilà le lavabo tout neuf , on dirait qu’il sourit De nous voir nous brosser les dents avec lui !
Pour conclure ce superbe préambule, je vous mets ici: le graffiti rigolo à l'entrée de Prades sur un abri de jardin, (le chien avec une écuelle de Canigou et en arrière plan... le Canigou!), et vers les installations sportives, un mur avec un graffiti que je trouve franchement des plus réussis.
Un petit tour au site dit "De Gibraltar" et vers de vieux entrepôts.
Ici le lien d'accès chapitre 2
Une casse, je sais, ça ne reste qu’une casse. On peut prendre 300 photos en un quart d’heure, et bien peu seront réellement intéressantes. Néanmoins, je vous ai sélectionné quelques bulldozers, toute une collection du même modèle FIAT, quelques tracteurs et un chouette U23 à cabine raccourcie et d’anciens modèles qu’on ne croise plus que rarement sur nos routes….
Ici le lien d'accès chapitre 3
Ici, des épaves disparues, une Juva Quatre stationnée près du boulodrome, et la station service du LIDL avant que les pompes ne soient démontées…
Ici le lien d'accès chapitre 4
Ici le lien d'accès chapitre 5
Ici le lien d'accès chapitre 6
Ici le lien d'accès chapitre 7
Ah la la, Prades ! Avec son bar-billard ouvert la nuit pour la jeunesse (le Sphinx), ses tabacs bien sympathiques où l’on trouve de jolies babioles décoratives aussi, son lavomatic ouvert même le dimanche, et son magasin de CD d’occasions, ses terrasses sur la place où il fait bon prendre l’apéritif au soleil…. Quelle ville charmante ! En plus, personnellement je trouve qu’il y a pas mal de belles filles aussi, de très beaux culs haut perchés qui m’ont l’air bien fermes et bien appétissants…
Ceci dit, je ne souhaite plus qu’un petit essor économique, car ma foi, c’est vrai que la rue marchande anciennement si vivante est devenue bien tristounette… Alors si vous passez par là, pour skier ou acheter du tabac en Andorre, pensez à vous arrêter à Prades ne serait ce que pour un verre en terrasse et une deux chevaux en bois en souvenir dans le bureau de tabac, vous n’en repartirez pas déçus.

OXYDRO-KORP - Site officiel
Une fenêtre ouverte sur un monde d’acier, de sang, et de bravoure.