Le long de l'axe "Aytua / Escaro"

Date de première parution: août 2011.

Mise à jour du 01 avril 2012, §5.4 et compléments au §5.3

Sommaire

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1 - Préambule

Escaro et Aytua, je vous en ai déjà parlé au cours de la balade à Escaro. Mais je vous connais, vous êtes pour la plupart de grosses feignasses et je vais donc vous rappeler ici l’essentiel indispensable à votre culture générale. Car sinon, vous fileriez vite voir les photos pour ensuite jouer à la playstation. Je sais, la culture c’est emmerdant, mais vous me remercierez plus tard.

A savoir qu’Escaro et Aytua furent des plus productifs sites miniers des Pyrénées Orientales, avec l’extraction du fer et du Spath Fluor. Les catalans, faut reconnaître, c’étaient pas des lumières avant JC. Sûrement qu’ils préféraient les cargolades et regarder le pinard fermenter tranquillou dans les tonneaux, sans davantage se creuser le citron.

Ce sont les Celtes qui leur ont appris à fabriquer du fer à partir du minerai (on a retrouvé des monnaies de cette époque). A mon avis, à cette époque, les Celtes ont aussi exporté leurs instruments de musique si nazillards pour les Festnoz, et dont on joue encore encore ici dans les Sardanes.

Après les envahisseurs romains qui ont aussi exploité ces mines, les catalans se sont enfin donné le coup de pied au cul qui va bien pour bosser un chouia. Tout ça a bien perduré le temps qu’il faut, jusqu’à l’ère de la Révolution Industrielle et même au delà. Les villages d’Aytua et d’Escaro étaient alors prospères, et on y comptait jusqu’à 450 ouvriers.

Mais avec l’arrivée du Front populaire et de la mode yéyé qui vantait les délices d’une vie oisive basée sur le sexe et les substances aux effets cosmiques, tout ça a commencé à péricliter. Et en 1993, ce fut la fermeture définitive de la dernière mine encore en activité dans le secteur.

Aujourd'hui Escaro compte une vingtaine d'habitants, et guère plus à Aytua.

Enfin, tout ça respire le passé bien lointain, et moi, vous me connaissez! Je suis un grand romantique facilement enclin à la rêverie dès qu'il s'agit de sites désaffectés et de hauts lieux aujourd'hui disparus... Et les habitués du site ne seront pas surpris si je vous mets une jolie chanson bien mélancolique en illustration de cette ambiance bien nostalgique, ça sera le « India Song » que Jeanne Moreau nous chantait en 1975.

2 - Quelques vestiges à Aytua

Entrée de galerie de mine, rouleaux de freins pour les wagonnets suspendus, ouvrage de chargement des camions et vieux pneu oublié là.

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chapitre 2

3 - Sur la route d'Escaro: les ruines

Ruines depuis longtemps laissées à l'abandon, et désormais envahies par la végétation. Egalement une veste centenaire encore suspendue à un crochet au fond d'un mur: les lieux doivent être hantés, c'est sûr!

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chapitre 3

4 - Sur la route d'Escaro: les machines

Vestiges des machines d'entrainement des wagonnets, avec une énorme poulie et quelques rails oubliés.

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5 - Quelques épaves...

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chapitre 5

6 - Epilogue

Ah la la, que c’est romantique tout ça... Ces vestiges abandonnés, ces ruines et ces épaves oubliées.... Quoi? ... Qu’est ce qu’il y a encore ? ... Ah! je vous ai filé le cafard, c’est ça ? Je me disais aussi, "India Song" de Jeanne Moreau, c’est pas fait pour nous remonter le moral !

Mais comme je suis très bon et très généreux, je vous arranger ça vite fait, vous allez voir! Cliquez sur le bouton lecture et tout va s’arranger: c’est Chico Novarro qui nous chante « El orangután » (version originale de 1962, si tout va bien).

Quoiqu’il en soit, on aura quand même fait une chouette petite balade confidentielle cette fois encore, hein ? Oui, vous êtes bien d’accord avec moi, je le sais bien. Bien tourmentés d’esprit ceux qui ne le seraient pas!

Toujours est-il que le mois prochain, je vous conseille de revenir sur mon site car je amènerais faire quelques autres chouettes balades dans les Pyrénées Orientales. D’ici là, portez vous bien, ne faites pas trop les couillons, et si vous passez devant l’aveugle qui mendigote assis à l’entrée de l’église, faites attention et évitez de lui écraser la queue.

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